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Après Itaúnas et une petite escale à Porto Seguro (Etat de Bahia), plus deux heures de bus sur les routes en piste et enfin une petite traversée de barque, nous voici dans le village de Caraíva, coincé entre le Rio Caraíva et la mer, une petite merveille (si si, voir l'album photo !).
Seulement voilà : le lendemain de notre arrivée, Yohel s'est chopé une fièvre de cheval, à en rester cloué au lit. Il y a bien un poste de santé à Caraíva, mais le médecin n'y passe qu'une fois par semaine. Notre voisin s'est trompé sur le jour et du coup on l'a loupé, c'est malin.
Au bout de trois jours, je vais acheter un antibio (vendu normalement sur prescription médicale mais on ne va pas chipoter), mais rien n'y fait. Le quatrième jour, c'est dimanche, tout est fermé.
Le cinquième jour, on décide d'aller quand même au poste de santé, pour voir. Là règne un indescriptible bordel. L'agent de santé communautaire nous accueille en nous disant qu'aujourd'hui ils sont en travaux, que rien ne fonctionne aujourd'hui (on l'avait déjà compris). On a dû marcher un quart d'heure dans le sable en plein cagnard, Yohel ne tient plus debout, mais il n'y a pas de lit. La dame trouve un banc qu'elle met dehors et Yohel peut enfin s'allonger. Maya dégotte un pot de peinture glycéro rouge pharmacie ouvert et plonge avec délice dedans. Génial.
On se demande comment faire pour obtenir des soins. La dame dit qu'elle va essayer de contacter le médecin de Trancoso (à une heure d'ici) et elle sort. "Ah bon, il n'y a pas de téléphone ici ?". Non, elle est partie à la cabine du coin. Elle revient en disant que personne ne répond. "De toute façon nous dit-elle, l'ambulance est tombée en panne mercredi dernier, je pense qu'ils ne l'ont pas réparée". Ah. Et il n'y a que deux bus pour Trancoso, un à six heures du mat. (raté), l'autre à 16 h.
La dame tente d'autres numéros et revient en disant que sa carte n'a plus d'unités. Ben tiens alors. Miracle, j'en ai une sur moi que je lui prête. Elle arrive finalement à avoir un médecin qui lui dit que quel que soit l'état de Yohel, il n'y a pas d'ambulance de libre et qu'il faut qu'on se débrouille seuls pour arriver jusqu'à Trancoso. Super. Vu l'état de Yohel, on ne peut pas attendre le bus de 16h, il faut trouver un taxi. La dame part en expédition au centre du village pour en trouver un. Une demie heure plus tard, elle revient en nage en disant qu'elle n'a pas trouvé, "il faut traverser le fleuve en barque et de l'autre côté il y en aura peut-être". C'est pas vrai. Sur ce on croise un voisin providentiel et plus efficace que l'agent de santé, qui nous dégotte sur le champ un transport en voiture. Yohel part pour Trancoso, je me dis qu'il passera certainement la nuit à Porto Seguro (plus grande ville) où là seulement on peut faire des examens de sang.
J'essaye d'appeler l'assurance française pour savoir s'ils peuvent prendre en charge le taxi et la suite, mais le téléphone public est subitement en panne alors qu'il marchait dix minutes avant. L'unique deuxième téléphone se trouve à l'autre bout du village et je suis seule avec les trois enfants chougnant copieusement, sans poussette de sucroît (les routes sont en sable). Personne ne sait comment faire pour appeler à l'étranger a cobrar (l'autre qui paye, je ne me souviens plus comment on dit), et comme il n'y a pas de téléphone fixe au village (que des portables), personne n'a assez de forfait pour passer un coup de fil en France. Je commence à me sentir vraiement dépassée. Heureusement, quelqu'un a l'idée d'envoyer un mail à l'assurance leur donnant le numéro du prioprio de notre maison. Le soir, miracle ! Un coup de fil d'Europ Assistance pour prendre des nouvelles (mais ne pas prendre en charge le taxi). Ca fait du bien.
Finalement, l'état de Yohel s'est amélioré tout doucement au bout de six jours, il a pu se lever et remanger un peu. Le médecin de Trancoso a pronostiqué un "virus". Le quel ? On ne saura jamais. En tout cas, je n'aimerais pas renouveller l'expérience, lui non plus du reste ! On est du coup resté une dizaine de jours à Caraìva avant de repartir plus au nord.

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• Nouvelles de St Maurice et d'ailleurs . .
voyage en Italie avec les élèves dernière semaine de mai/vu Martin et ses parents qqjours:un grand bonheur/Aymeric et Aude ont des journées d'enfer!/
Coralie part en Angleterre une douzaine de jours pour retrouver s es amis .Les emplois du temps sont toujours très chargés !!!
Bises de nous 2 à vous 5