Tribulations ethnographiques en terre de Brésil

• Petites histoires de Salvador

 

Salvador,

ville vibrant au son des tambours africains, des écoles de capoeira et des transes du candomblé.

Grande ville aussi, ça nous change des petites villes côtières que nous avions traversées jusqu'à préent.

 

On habite dans un appartement que nous loue Rosa, espèce de cammioneuse baroudeuse au grand coeur qui nous donne une foultitude de coups de main bienvenus (comme : comment réparer l'appareil photo que Lunah a copieusement fait tomber par terre...). Pourtant, on sent bien que l'urbain n'est pas l'idéal avec les enfants : pas de jardin, pas de sorties seules dans la rue pour les filles, pas de sorties tout court après le coucher du soleil (17h30 ous les jours). On ne va donc pas s'éterniser, malgré la richesse culturelle de cette ville un peu folle.

 

Voici deux petites histoires vécues savoureusement ici :

 

Les gens sont globalement très spontanés et directs. Dans l'ascenseur, une jeune vendeuse totalement inconnue se pince subitement l'entre-jambe et me dit avec une fraîcheur toute désarmante : " Mince ! J'ai du caca dans le short ! Avec tous ces clients on n'a même plus le temps d'aller aux toilettes !". Ça m'en a coupé le sifflet. Quoi répondre de décent ?

 

Salvador est aussi connue pour la richesse et la diversité de ses religions. Rosa nous raconte que son cousin est médium et responsable d'un centre spirite à São Paulo. Il a perdu depuis longtemps tout contact avec la famille restée au village. Il téléphone un jour à une tante éloignée et l'informe avoir été visité par l'esprit d'un petit garçon (il cite un nom) mort à six ans, qui lui demandait de transmettre à sa mère de cesser de le pleurer, qu'il était bien là où il était, et qu'elle devrait organiser un fête pour fêter la fin du deuil avec deux camarades (il cite les noms). En effet, cette maman avait perdu l'année d'avant son fils de six ans (le prénom était juste), noyé dans la mer. Après vérification à l'école où étudiait son fils, les deux camarades cités par le médium étaient bien les deux meilleurs amis du petit.

 

De quoi dérouter les plus rationnels d'entre nous, non ?...

 

 

 

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Publié à 06:52, le 1/06/2008, Salvador de Bahia
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• Rien de tel qu'une bonne histoire de caca!

Publié par Anonymous , le 1/06/2008, à 06:52
L'anecdote du caca dans le culotte!!! Magnifique!
J'ai bien ri... Comme c'est désarmant la spontanéité, c'est ça qu'est bon!
Merci pour tous ces récits qui nous donnent des images, des décors, des atmosphères, des parfums, des réflexions, des émotions...J'aime vous lire et vous suivre.
Je vous embrasse tous bien tendrement.
Léna
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Périple ethnographique de 6 mois au Brésil. Une famille s'ouvre à la rencontre et au regard. Un voyage qui n'a rien de très organisé et qui prend forme au gré des rencontres...

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